Les forts dans les Alpes-Maritimes

Fort du Mont

De 1947 à 2005, le Fort était la propriété d’une association, l’association « Colonies de vacances de la Ville d’Albertville », qui organisait du 1er juillet au 31 août de chaque année des sessions, une fille, une garçon d’environ 150 à 200 colons.

Parallèlement à cette colonie « Montagne », l’Association a ouvert en 1951 une colonie « Mer » située à Port-des-Barques en Charente Maritime qui a fonctionné jusqu’en 1975 puis a été louée jusqu’en 1997. Elle a été vendue en 1999.

N’ayant plus d’activités, l’Association a décidé de procéder à sa dissolution amiable et a souhaité légué l’ensemble de son patrimoine (propriété et actifs) à une structure crée par les communes d’Albertville, Venthon et Tours-en-Savoie.
L’installation du Syndicat Intercommunal du Fort du Mont a eu lieu le 14 mars 2005.


Depuis le début de l’année 2008, l’ensemble de la gestion administrative et financière est assuré par le Pôle administratif de la Co.RAL.

 

Un fort animé par le service patrimoine de la ville d'Albertville et  la Fondation FACIM.

 

Fort du Télégraphe

La commune de Valloire a engagé une étude de faisabilité pour la valorisation du fort avec le cabinet  L'Atelier des Charrons.

Construit entre 1885 et 1893, le fort du Télégraphe veille sur la place de Saint Michel de Maurienne et la route militaire du col du Galibier - aménagée avec son tunnel en 1891. Son architecture polygonale de type Séré de Rivière est adaptée au relief spectaculaire du site. On y accède par une route militaire, à partir du col du Télégraphe.

Des petits bastions défendent une courtine à créneaux de pied. Deux passerelles d'entrée enjambent un fossé étroit et profond taillé dans le roc. L'une dessert les pièces d'artillerie à action lointaine, l'autre donne accès au casernement par un corps de garde. Les structures sont couvertes d'un épais terrassement protecteur et la plateforme comprend des alvéoles pour les pièces d\'artillerie de Bange et leur cavalier.

Renforcé par la Batterie-basse, desservie par un plan incliné et une route militaire en 1908, le fort a servi de poste de commandement (Bataille des Alpes, du 10 au 25 juin 1940) lors de l\'offensive italienne sur le secteur de Valloire - Valmenier.

 

Un fort animé par la Fondation Facim

Fort Saint Gobain

Le Saint Gobain est composé de plusieurs blocs, étagés dans la pente, invisibles ou presque de l'extérieur. Une galerie, longue de 250 mètres et équipée d’une voie ferrée sur laquelle circulaient des wagonnets poussés à bras, dessert différentes pièces et tunnels permettant d\'accéder aux blocs de combat.

La Ligne Maginot des Alpes, peu connue du grand public, compte un grand nombre d'ouvrages, particulièrement remarquables et surprenant, qui ne laisseront pas le visiteur sans réaction.

 

Un fort animé par la Fondation Facim 

Fortifications du Mont Cenis

Le Mont Cenis compte plusieurs forts, construits par la France et par l'Italie : forts de Ronce, Malamot, de la Turra, de Variselle, de la Casse, de Pattacreuse, batterie de Court-Paradis ainsi que plusieurs ouvrages dits du 'Vallo alpino', proches de nos ouvrages Maginot. Toutefois, seul le fort de Ronce fait l'objet d'une restauration dans le cadre du programme 'Citadelles d'altitude', dont le suivi est assuré par l'Association de la Grande Traversée des Alpes :

Le fort de Ronce, qui domine l'ensemble du col, est construit de 1877 à 1880 sur un plan circulaire à deux étages de feu adapté aux nouvelles possibilités de l'artillerie rayée. Le site est cédé à la France lors du traité de Paris en 1947.

Les randonneurs peuvent le découvrir chaque été, à 20 minutes du plan des Fontanettes, ainsi que l'exposition sur les fotifications du mont Cenis et l'alpage de Ronce !

 

 

 

Un fort animé par la Fondation Facim 

Forts d'Aussois - Barrière de l'Esseillon

Ce dispositif défensif unique en France, dont les conceptions s'opposent à celles de Vauban, repose sur un principe de fortifications perpendiculaires et de tours à canon. La constitution du système de défense en cinq ouvrages se protégeant réciproquement par des tirs croisés, est également une de ses particularités.

L'annexion de la Savoie par la France en 1860 marque la fin d'une période. Les quelques milliers de soldats ne se seront finalement battus que contre le temps. Fort 'principal' de la barrière, Victor-Emmanuel est conçu pour accueillir une garnison de 1500 hommes.

Organisé comme un véritable lieu de vie, il héberge notamment une chapelle, un hôpital, un pénitencier.

Classé Monument Historique, Grand Site du Département et Site d'intérêt régional, cet édifice fait désormais l'objet d'un important programme de restauration. Le recouvrement des toitures en lauzes a déjà permis au fort de retrouver son allure d\'autrefois.

Des sentiers de découverte ont été aménagés :

- le sentier des bâtisseurs

- le sentier "sur les traces du marabout"

- le sentier découverte du plateau d'Aussois

- le sentier "sous le soleil d'Avrieux"

 

 

 

Un fort animé par la Fondation Facim 

Forts de Bourg Saint Maurice

Redoute Marie-Thérèse - Barrière de l'Esseillon

Celle-ci est utilisée pour fortifier la barrière des Alpes et interdire le passage de l'armée française. D\'où la construction, dès 1820 des 5 forts de l'Esseillon.

En 1833, La Redoute Marie-Thérèse, l'immense fort Victor-Emmanuel et les forts Charles-Félix et Marie Christine sont achevés. (Les forts ont été baptisés du nom des membres de la famille royale de la Maison de Savoie).

Jusqu'en 1860, les forts remplissent leur rôle de dissuasion sur le chemin du Mont-Cenis mais le rattachement de la Savoie à la France puis le percement du tunnel ferroviaire du Fréjus leur enlèvent toute utilité stratégique.

Après la seconde guerre mondiale où elle a été un élément du dispositif défensif, la citadelle piémontaise ne présente plus d'intérêt pour les autorités. Elle semble alors promise à un oubli total, l'ampleur du site décourageant les plus ambitieux...
Pourtant, après des décennies d'abandon, les forts de l'Esseillon vont revivre : dès 1970, les premiers travaux de rénovation sont entrepris par l'association les Forts de l'Esseillon, puis les communes d'Aussois et d'Avrieux acquièrent l'ensemble des fortifications, dont les principaux bâtiments sont classés monuments historiques, et s\'engagent dans leur restauration.

Depuis 1976, l'association des forts de l'Esseillon a entrepris des travaux de restauration de la Redoute Marie-Thérèse, qui se poursuivent chaque année, grâce à l'aide d\'une soixantaine de bénévoles...

Après la reconstruction du pont du Diable (commune d'Aussois et d'Avrieux), le processus s'accélère avec la réfection des toitures de la Redoute Marie-Thérèse désormais achevée et le fort Victor-Emmanuel grâce à l'aide de l'Etat, de la région , du Conseil Général de la Savoie et des communes d'Aussois et d'Avrieux.

Aujourd'hui, la redoute Marie-Thérèse est un centre d'interprétation du patrimoine fortifié.

Chaque été, un programme de spectacles : concerts, expositions, théâtres, etc.

 

 

Un fort animé par la Fondation Facim