Pendant votre séjour sur la Grande Traversée des Alpes
Se restaurer
Pour tenir la distance, une alimentation adaptée et en quantité suffisante est impérative. Et repose en grande partie sur les hébergements pour limiter le poids du sac. C’est pourquoi nous avons intégré ce critère essentiel dans notre sélection, en privilégiant bien les deux aspects : qualité et quantité !
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Bonne idée : le plaisir de la rando, c'est aussi le moment du pique-nique, occasion s'il en est de découvrir fromages, salaisons et charcuteries des vallées et massifs traversés. Si ils font partie du patrimoine alpin, ce n'est pas par hasard !
A savoir : vous pourrez aussi, si vous le désirez, utiliser la cuisine en gestion libre (gîte) ou la salle hors sac (refuge) pour concocter vos propres repas. Vous trouverez des précisions sur les possibilités qu’offre chaque catégorie d’hébergement dans la rubrique « hébergement ».
S’hydrater
En été, même en altitude, l’eau est bien souvent « le nerf de la guerre ». Les sources et fontaines existantes n’ont pas toujours une potabilité garantie, en particulier en zone de pâturage et en fin de saison. Il va donc vous falloir gérer votre stock d’eau, sans forcément de possibilité de recharge fréquente.
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Respectez le milieu naturel
Les Alpes sont le plus vaste espace naturel en Europe. C’est aussi un espace culturel, peuplé depuis les temps préhistoriques. 14 millions d'habitants y vivent actuellement (essentiellement dans les villes) et 60 millions de visiteurs y sont accueillis chaque année. L’équilibre écologique et culturel est fragile. Chacun doit veiller à préserver ce magnifique patrimoine.
Ainsi, nous vous recommandons de :
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Secours
Prévenir les secours : comment s'y prendre ?
En montagne, un accident ou un incident peut toujours arriver. Autant limiter ses conséquences par un comportement approprié. C’est aussi ça, l’aventure : savoir gérer ses risques et faire face aux imprévus.
- A l’heure actuelle, le meilleur moyen de prévenir les secours est le téléphone portable, quand il est chargé et quand il passe. Le numéro d'urgence est le 112.
- Cependant, de nombreuses zones de montagne ne sont pas couvertes par les réseaux téléphoniques. Il peut parfois être utile de remonter sur la ligne de crête pour obtenir une connexion.
- Si vous êtes prêt d’une zone habitée ou d’un hébergement qui pourra relayer l’alerte, le mieux est de faire passer le message soit par quelqu’un de votre groupe, soit par des personnes de passage.
- Sinon, alerter en criant, en utilisant un sifflet, en faisant des signaux lumineux ou en agitant de grandes pièces de tissu.
Attention : un blessé doit en principe être laissé à l'endroit de l'accident (sauf s'il y a un risque de sur-accident) et, surtout, jamais seul.
Bonne idée : la plupart des professionnels (guides, accompagnateurs) disposent de radios qui activent des relais leur permettant de communiquer partout avec les secours. Autant vous tourner vers eux si jamais vous en voyez passer au bon moment !
Lorsque vous aurez établi le contact avec les secours, soyez précis dans les renseignements à donner :
- Localisez l'incident avec précision (les coordonnées GPS évitent des incompréhensions)
- Précisez l'heure, la nature du sinistre, le nombre et l'état des personnes impliquées, le type de terrain
- Ne pas raccrocher tant que l'on ne vous l'aura pas proposé
- À l'arrivée des secours, éloigner le groupe et les sacs à dos de la zone d'atterrissage de l’hélicoptère de la Sécurité civile (charger une personne de la responsabilité de surveiller le groupe). Attention : n'approchez jamais d'un hélicoptère avant d'y être invité par l'équipage.
Accidentologie : mythes et réalité de la randonnée à pied
La pratique de la randonnée pédestre n'est pas une activité « à risque ». En volume, elle représente cependant une des pratiques les plus « accidentogènes » en montagne (30 % des interventions de secours estivales en moyenne). Mais comme il y a incomparablement plus de randonneurs que d’autres pratiquants de pleine nature, toutes activités confondues, ces chiffres sont à relativiser largement. Et il reste encore beaucoup moins dangereux de randonner en montagne que de prendre le volant !
- La première cause de mortalité en randonnée consiste en des accidents physiologiques, dont la forme aggravée est l'arrêt cardiaque qui peut être favorisé par l’absence de préparation, le manque de progressivité dans les sorties, une mauvaise gestion de l'effort.
- La seconde cause de mortalité est la chute. La progression sur un sentier exposé au-dessus de barres rocheuses ou de pentes herbeuses raides présente un risque réel. Une corde fixe avec des ganses (boucles) peut ne pas être inutile dans certains cas ou avec certaines personnes impressionnables ou peu habituées.






