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L'itinérance

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Le sens de la marche

On peut toujours le considérer comme un « mouton à cinq pattes ». Il n'empêche : toutes celles et ceux qui ont participé, le 25 septembre dernier, à Chambéry, aux premières rencontres nationales qui lui étaient consacrées - et ils étaient nombreux : plus de 250 professionnels et acteurs du milieu montagnard en France - en ont donné la preuve : le tourisme itinérant existe et ça marche.

Bien sûr, ce tourisme-là repose sur un assemblage de savoir-faire et de prestations diverses, voire disparates. Plus positivement, sur une architecture délicate et complexe dont la cohérence et la pertinence s'éloignent, en effet, du « bloc de béton » touristique que constitue - l'un des intervenants l'a clairement souligné - l'indétrônable formule « du samedi au samedi ». Avec le tourisme itinérant, on passe de l'industriel à l'artisanat, au sens noble du terme. Mais c'est à ce prix-là qu'on valorisera en (grande ?) partie les territoires éloignés des grands flux, qu'on répondra aux nouvelles attentes - de découverte, de rencontre, « à la carte » - de nos concitoyens, aux nouveaux enjeux économiques et environnementaux.

Mais le rendez-vous de Chambéry a eu aussi le mérite de pointer, sans détour, les obstacles à franchir, les blocages à dénouer : assurer la cohérence des parcours proposés, tant au niveau de la signalétique, du niveau de pratique (sportive, culturelle) que de l'hébergement, améliorer l'information du public - les portes d'entrée physiques ou virtuelles - débloquer enfin notre incapacité collective notoire à imaginer et mettre en œuvre les mobilités douces, ces réseaux de transports en commun sans lesquels aucune itinérance, à terme, ne sera possible. Enfin, valoriser l'esprit d'accueil. Le photographe-voyageur Olivier Föllmi, invité d'honneur de ces Rencontres - tout comme le philosophe Frédéric Gros qui fit sensation - le traduisait ainsi : accueillir l'autre comme un don réciproque.

Belle formule pour un tourisme de demain.

« Dites, c'est quoi... l'itinérance ? »

A pied, à vélo ou en VTT, en voiture, en moto, à cheval, c'est profiter de ses loisirs et/ou de ses vacances pour partir à la découverte d'un pays, d'un territoire, avec un regard curieux et respectueux pour les paysages, la nature, les femmes et les hommes rencontrés le long du chemin. 
C'est se déplacer, ne pas toujours « rester au même endroit ». C'est aller d'un village à l'autre, d'un massif à l'autre, d'une vallée à l'autre, sur un ou des itinéraires bien dessinés, en bénéficiant le soir, à l'étape, d'un hébergement confortable - gîte, hôtel, camping, chambre d'hôte - et d'hébergeurs accueillants.

C'est cela, tout simplement, que proposent la GTA et ses partenaires à un large public, à travers les grands itinéraires alpins. 
La Route des Grandes Alpes - Les Chemins du Soleil - Les Routes de la Lavande - La Via Alpina - La GTA-GR®5.



L'itinérance a ses "grandes classiques" aux quatre coins du globe: la Via Alpina, les Routes de la Soie, les Chemins de Compostelle, la Route 66 .  Ses références, aussi : Nicolas Bouvier, Jack London, Alexandra David Neel...
Aujourd'hui, entre imaginaire et consommation, entre épopée et produit, révolte et marketing, l'actualité de l'itinérance est désormais multiple, instantanée, propice à l'analyse et au décryptage permanents.

Suivez-là, au plus près, avec nous. Voyageurs aguerris ou itinérants novices, on commence toujours par marcher dans sa tête.

Retrouvez ici quelques itinérances d'ici et d'ailleurs.