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FAQ

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Trouve-t-on toujours de l'eau potable en route ?

fonfOn rencontre bien entendu de nombreuses sources et torrents le long des sentiers alpins, ainsi que des fontaines dans de nombreux villages de montagne. Cependant, la potabilité de l'eau peut rarement être garantie. Il est conseillé d'éviter de boire dans les zones de pâturage des animaux (domestiques ou sauvages) et en contrebas ; les systèmes de purification commercialisés peuvent être utiles.
Dans les zones calcaires, en particulier en début et fin d'été, les sources peuvent être très rares - renseignez-vous à votre point de départ, vous pouvez avoir à transporter des réserves d'eau pour toute la journée.
Dans les refuges, on vous demandera parfois de payer pour l'eau potable si, comme c'est souvent le cas en début et fin de saison, le refuge n'est pas desservi par une source d'eau potable.

Les chiens sont-ils autorisés ?

Dans la plupart des endroits, oui, mais dans certains espaces protégés (en particulier la plupart des Parcs nationaux) les chiens sont interdits du fait du danger potentiel pour la faune sauvage. vérifiez la réglementation en place !
Il est souvent demandé de tenir les chiens en laisse pour la traversée d'alpages utilisés par les vaches ou les moutons. Merci de respecter le travail des bergers. Les chiens ne sont généralement pas autorisés à dormir à l'intérieur des refuges.

La Grande Traversée des Alpes est-elle accessible en VTT ?

gentiane-gr5La GTA a été conçue pour le plaisir du marcheur. De ce fait, de nombreux tronçons ne sont pas adaptés au VTT et sur certains les cycles sont même interdits.
Cependant, il y a pléthore d'itinéraires adaptés aux VTTistes le long de la GTA et aux alentours. Il existe notamment un itinéraire, piloté par l'association la Grande Traversée des Alpes, qui permet de traverser les Alpes du nord au sud à VTT : il s'agit des Chemins du Soleil, qui propose la traversée des préalpes à VTT, soit un parcours plus à l'ouest du tracé de la GTA. Voir aussi les sites FFC.

comment rejoindre la Grande Traversée des Alpes par les transports en commun ?

Merci de vous efforcer de laisser votre voiture chez vous ! Les refuges de montagne font d'énormes efforts pour réduire leur consommation d'énergie, essayez donc d'apporter votre contribution à l'environnement pendant votre trajet vers les sites ! La GTA passe à proximité de nombreuses gares et en moyenne tous les 2 ou 3 jours par un point d'étape desservi par un service de bus. Efforcez-vous de les choisir comme points d'entrée et de sortie pour votre randonnée !
Cela vous coûtera peut-être un peu plus de temps, mais vous n'aurez pas à vous préoccuper de récupérer votre véhicule après une grande traversée. Les transports en commun sont souvent l'occasion de rencontres intéressantes. Plus ces services sont utilisés et plus il y a de chances qu'ils soient maintenus !
Lorsque vous dormez dans un village, votre hébergeur sera peut-être même en mesure, sur demande, de venir vous chercher à l'arrêt de bus ou à l'arrivée du sentier et de vous reconduire au départ le lendemain.
Pour les horaires des trains, consulter www.voyages-sncf.com
Petit film Mountain Riders sur la rando ici.

Y a-t-il des animaux dangereux dans les Alpes ?

Méfiez-vous d'un des plus petits des animaux alpins : il y a des tiques, dont certaines sont porteuses de la borréliose (maladie de Lyme). Inspectez votre corps après la randonnée et enlevez celles que vous trouverez à l'aide d'un tire-tique; consultez un médecin en cas d'inflammation d'une piqûre. Une tache rouge se développant sur une ancienne piqûre est un des symptômes de la maladie de Lyme qui est bien soignée si diagnostiquée assez tôt.


Les vaches peuvent être impressionnantes si elles se mettent à courir ou avoir des réactions agressives si elles se sentent coincées, gardez aussi vos distances.


Les patous, des chiens blancs (montagne des Pyrénées) élevés au sein des troupeaux de brebis afin de les protéger des attaques de loups et chiens errants, peuvent devenir agressifs si vous approchez le troupeau : faites un large détour pour éviter le troupeau, restez calme et ne menacez le chien d'aucune manière. Pour en savoir plus, cliquez là :
patous_conduite_a_tenirpatous_pourquoi_commentpatous_conduite_a_tenir_bdenfants

En tous les cas n'essayez pas d'approcher les animaux sauvages (y compris bouquetins, chamois, marmottes...) à une distance plus proche que ce qui leur semble confortable.

Quant aux loups, lynx et autres grands prédateurs emblématiques, ne craignez rien. Le grand naturaliste suisse Robert Hainard, qui a passé sa vie à observer les animaux dans leur milieu et receuillir des témoignages de personnes les cotoyant; il n'a trouvé personne pour lui relater une seule attaque de loup. Ces animaux craignent beaucoup trop l'homme pour s'en prendre à lui. Ils sont bien meilleurs chasseurs que nous : ils nous repèrent et nous fuient de très loin.


Seuls deux serpents venimeux sont présents dans les Alpes : les vipères aspic et péliade (Vipera aspis et Vipera berus), reconnaissables à leur taille d'abord : 70 cm maximum, mais très souvent moins de 60 cm, alors que les couleuvres peuvent mesurer plus d'1,5 m, leurs pupilles elliptiques verticales (telles celles d'un chat) et le milieu dans lequel vous les rencontrez : rocailleux et plutôt sec. Elles aussi n'attaqueront que si elles sont surprises - prenez soin de taper des pieds avant de vous asseoir dans une zone ensoleillée ou rocheuse. Si vous êtes mordu, consultez un médecin dans les heures qui suivent ; le danger n'est généralement pas mortel pour les adultes non cardiaques.

Et que faut-il savoir d'autre sur la randonnée dans les Alpes ?

Les Alpes d'Europe sont le plus vaste espace naturel en Europe, mais aussi un espace culturel colonisé depuis les temps préhistoriques - actuellement, espace de vie pour environ 14 millions d'habitants (essentiellement dans les villes) et qui accueille 60 millions de visiteurs chaque année. Leur équilibre écologique et culturel est fragile.

Merci de :

  • ne pas quitter les sentiers balisés : les raccourcis cassent les jambes et les eaux de pluie suivent ensuite vos traces et causent l'érosion du terrain ;chamois_gr5
  • ne pas déranger la faune sauvage, en particulier au coucher et au lever du soleil, quand de nombreux animaux cherchent à se nourrir, ne pas s'approcher des animaux qui perdent parfois une quantité très importante d'énergie à se déplacer et fuir les dérrangements ;
  • être extrêmement attentif si vous allumez un feu - et vérifiez auparavant si cela est autorisé (voir aussi « Dormir sur la GTA ») ;
  • Selon la devise : « Ne prenez que des photos, ne laissez que vos traces de pas !», ne pas emporter de fleurs ou minerais avec vous ;
  • emporter tous vos déchets avec vous (y compris les matériaux compostables, dont la décomposition peut prendre des années en haute altitude) et les déposer dans les conteneurs adaptés en vallée (ou encore mieux, à votre domicile) ; éviter dès le départ de vous charger d'emballages superflus ;
  • refermer les barrières et clôtures derrière vous pour empêcher les troupeaux de s'échapper ;
  • vous éloigner du chemin et à au moins 100m des cours d'eau (jamais dans des grottes ou ruines !) pour la satisfaction des besoins naturels, et d'enterrer excréments et papier toilette recyclable (ou les brûler en dehors des périodes de canicule ou des zones forestière sensibles)- emportez tout autre déchet (serviettes hygiéniques, tampons etc.) avec vous ;lysmartagon_gr5
  • lire et respecter la réglementation spécifique en place dans les Parcs nationaux, réserves naturelles et autres espaces protégées;
  • vous efforcer de venir par les transports en commun, et si vous arrivez en voiture, la garer dans des espaces prévus pour, sans bloquer aucun accès.
  • Savoir renoncer devant un obstacle trop difficile ou inattendu
  • Adapter l'itinéraire aux conditions physiques des personnes que vous emmenez.
  • En ce qui concerne votre sécurité et celle des autres randonneurs, préparez bien votre randonnée et vérifiez la forme de tous les participants avant et pendant la randonnée (voir aussi nos rubriques « difficulté, temps et équipement »).
  • Soyez très attentif à ne pas déloger de pierres susceptibles de blesser quelqu'un en contrebas (si cela vous arrive, criez pour prévenir !).

SECOURS ET RANDONNEE A PIEd

Prévenir les secours : comment s'y prendre ?

En cas d'accident, restez calme. Essayez d'alerter les secours par téléphone portable. Le numéro d'urgence est le 112 - cependant de nombreuses zones de montagne sont en dehors de la couverture des réseaux téléphoniques, il peut parfois être utile de remonter sur la ligne de crête pour obtenir une connexion aux réseaux de téléphonie plutôt que de partir bille en tête vers la vallée. Sinon, alerter en criant, en utilisant un sifflet, en faisant des signaux lumineux ou en agitant de grandes pièces de tissu. Un blessé doit en principe être laissé à l'endroit de l'accident (sauf s'il y a un risque de sur-accident) et jamais seul.
Lorsque vous aurez établi le contact avec les secours, soyez précis dans les renseignements à donner :

  • Ne pas raccrocher tant que l'on ne vous l'aura pas proposé,
  • Localisez l'incident (les coordonnées GPS évitent des incompréhensions),
  • Précisez l'heure, la nature du sinistre, le nombre et l'état des personnes impliquées, le type de terrain,
  • À l'arrivée des secours, éloigner le groupe et les sacs à dos de la zone d'atterrissage (charger une personne de la responsabilité de surveiller le groupe), n'approchez jamais d'un hélicoptère avant d'y être invité par l'équipage.

Accidentologie : mythes et réalité de la randonnée à pied

La pratique de la randonnée pédestre n'est pas une activité « à risque ». Elle représente cependant une des pratiques les plus « accidentogène » des activités pratiquées en montagne. A titre d'exemple, voilà les données recueillies sur le département de la Haute-Savoie en 2009 : le système national d'observation de la sécurité en montagne (SNOSM) recensait que 32% des interventions de secours effectués pendant la période estivale concernaient des randonneurs ; viennent ensuite l'alpinisme (29%) puis le VTT (23%) et enfin les activités de vol libre (parapente/deltaplane : 11%). La randonnée pédestre représente 43% des décès constatés en montagne sur la période (à égalité avec l'alpinisme).

Alors, la rando est-elle le comble du risque ? Il convient de nuancer ces chiffres : la randonnée est l'activité qui comporte le plus grand nombre de pratiquants; or les chiffres plus hauts ne sont pas pondérés par le nombre de pratiquants. Il reste moins dangeureux de randonner en montagne que de prendre le volant.
Néanmoins, la première cause de mortalité consiste en des accidents physiologiques dont la forme aggravée est l'arrêt cardiaque. Absence de préparation, manque de progressivité dans les sorties, mauvaise gestion de l'effort sont les composantes de ce cocktail mortel.
La seconde cause de mortalité est la chute. Rappelons que la progression sur un sentier exposé comporte un réel risque. Les barres rocheuses, pentes herbeuses raides constituent parfois des obstacles techniques nécessitant un véritable apprentissage montagnard, et peuvent être facilités par la pause d'une corde fixe avec des ganses pour faire office de poignées.